Publié le 1 Août 2026

Hommage à Maurice Malter, de Fontenay-aux-Roses, par le général Allard.

« Commandant Maurice Malter, Cher Légionnaire, Cher ami,

Né en 1930, vous êtes arrivé avec vos parents en 1934 à Fontenay-aux-Roses où vous avez passé toute votre vie. Elle fut troublée en juin 1940 par la guerre et l’exode avec votre maman jusqu’en Dordogne. Un souvenir marquant pour un enfant de 10 ans dont nous avons souvent parlé et qui m’a montré le courage de votre mère seule avec vous alors que votre père était au front.

Après vos études secondaire à Sceaux, vous vous engagez en 1949 pour trois ans dans le régiment des Sapeurs-Pompiers de Paris où vous faites remarquer par votre sens du devoir. C’est donc tout naturellement que vous continuez votre carrière à la Préfecture de police de Paris. Gardien de la paix en 1953, vous êtes nommé brigadier en 1960 et instructeur à l’école de police, puis officier de Paix en 1962 et officier de Paix principal en 1968. Vous voici sur les rangs pour contenir les exactions des manifestants lors des événements de mai. Vous êtes sévèrement blessé dans l’exercice de votre devoir et êtes fait chevalier de la Légion d’honneur pour votre courage dans une action de maintien de l’ordre particulièrement difficile. Vous serez blessé une seconde fois dans l’exercice de vos fonctions, ce qui démontre votre engagement sans peur au service de la sécurité de vos concitoyens.

Vous avez fait grandement honneur à notre police, montré votre sens du service et votre abnégation, et nous vous en remercions vivement.

Vous recevrez pour vos excellents états de service la Légion d’honneur puis la médaille d’Honneur de la police Nationale en 1970 et vous serez promu officier de l’ordre national du Mérite en 1973. Nommé Commandant de Police en 1975, vous commandez la compagnie de sécurité de la Présidence de la République.

Après ces 34 ans de services émérites, vous faites une seconde carrière à la Mairie de Paris en tant que chargé de mission et responsable de la formation professionnelle du corps des inspecteurs de sécurité de la ville.

Vous quittez le service de la France, après avoir servi pendant 45 ans dans la plupart de ses institutions de sécurité au service de vos concitoyens. Nous vous adressons nos félicitations pour cet engagement et nos remerciements les plus vifs.

Mais vous prolongez votre action en adhérant à la Société des Membres de la Légion d’Honneur dès 1968 : vous y êtes « Vingtainier », puis vice-président du comité Chatenay-Fontenay en 2006 et porte-drapeau pendant vingt ans. Vous adhérez également au Souvenir Français et y restez fidèle pendant 30 ans et aux Amis de la gendarmerie. Vous êtes marié à Micheline, décédée en avril 2022. Son frère Michel Plu et son épouse vous accompagnent depuis toujours avec une grande sollicitude. Vous avez une affection toute particulière pour leur fils, votre neveu Fabien. La grande satisfaction de votre vie est de le voir servir avec dynamisme dans la réserve volontaire de la gendarmerie en tant qu’officier. Il prolonge ainsi avec fidélité votre engagement personnel au service de la France. Nous lui en sommes reconnaissants.

Mon cher ami Maurice, votre départ nous donne beaucoup d’émotion et de peine. Vous avez eu une vie de droiture, d’honorabilité, de dévouement au service de la France. Tous les sociétaires de la Société des Membres de la Légion d’Honneur et du Souvenir Français s’inclinent devant vous avec respect pour vous rendre un dernier hommage.

Vous rejoignez maintenant votre épouse très aimée Micheline dont la disparition vous a tant affecté. Retrouvez à ses côtés la paix et le bonheur éternels.

Adieu Commandant, adieu cher Légionnaire, adieu l’ami Maurice ».

 

Jean-Claude Allard

Général de division (2S)

Président du comité de la SMLH Chatenay-Fontenay

Président du Souvenir Français de Chatenay-Malabry.

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Publié le 21 Juillet 2026

Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.

Chaque année, nous sommes désormais présents à l’hommage aux « Justes parmi les nations » identifiés dans les Hauts-de-Seine qui se déroule au parc de Sceaux, le premier dimanche suivant la fête nationale.

Depuis la première cérémonie organisée par le comité du Souvenir Français de Chatenay-Malabry sur la tombe de Madame Marthe Marie Potvin, nous mesurons pleinement le courage silencieux de ces hommes et femmes qui ont bravé le risque majeur en cachant, protégeant, sauvant des enfants, des parents, parfois des familles de la barbarie qui s’était répandue sur notre pays.

C’est donc un devoir mémoriel auquel nous participons devant le « pupitre des étoiles », cet ensemble de corps de fonte décharnés et rouillés (œuvre de Christian Lapie) érigé il y a vingt ans en souvenir des déportés du département.

En présence de la ministre, porte-parole du Gouvernement et ancienne députée des Hauts-de-Seine, de plusieurs parlementaires ou élus municipaux, du Grand Rabbin de France, du préfet, d’un ancien enfant déporté et d’une assistance très participative, plusieurs adhérents, porte-drapeaux, présidents accompagnaient le délégué général et le délégué général adjoint pour les Hauts-de-Seine.

C’est ainsi que les comités d’Antony, Clamart, Colombes, Issy-les-Moulineaux, Nanterre, Rueil-Malmaison donnaient à notre association une visibilité appréciée de tous ce dont je les remercie vivement.

Claude Guy,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine.

Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
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Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.
Le Souvenir Français présent au Pupitre des étoiles.

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Publié le 18 Juillet 2026

A David Putman de l’Escadrille Lafayette.

Dans les Hauts-de-Seine, la commune de Marnes-la-Coquette a, sur son territoire, l’un des plus emblématiques monuments du département : le Mémorial de l’Escadrille Lafayette.

Inutile de revenir sur l’histoire de l’escadrille, maintes fois racontée sur ce site.

David Putman est né le 10 décembre 1898 à Jamaica Plains dans l’Etat du Massachusetts. Il est le descendant direct du général Isarël Putman, héros de la Guerre d’Indépendance (1775-1783). Etudiant à Harvard, le jeune David décide de voler au secours de la France, « nation sœur » qui a tant fait pour que les Etats-Unis s’affranchissent de la tutelle britannique.

Comme son pays n’est pas en guerre, David Putman s’engage, comme un certain nombre de ses camarades, dans la Légion étrangère. En décembre 1917, il est intégré dans l’aviation française et la fameuse escadrille. En juin 1918, il la quitte pour incorporer l’aviation américaine au sein de la 139th Aero.

Le lieutenant David Putman est tué à l’ennemi – son avion est abattu – le 12 septembre 1918 au-dessus de Limey, en Meurthe-et-Moselle.

As de guerre français avec 9 victoires homologuées et 7 probables, titulaire de la Légion d'honneur, Médaille militaire, et croix de guerre avec palmes, titulaire de la Distinguished Service Cross (USA) à titre posthume et considéré comme As des as américains au jour de son décès avec 5 victoires homologuées.

David Putman avait 19 ans. Il est enterré dans le crypte du monument de Marnes-la-Coquette.

 

Sources :

  • Archives de la Délégation du 92 du Souvenir Français.
  • Site national du Souvenir Français.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Chtimiste sur les unités militaires de la Première Guerre mondiale.
  • Memorial GenWeb : contributions de Gilbert Collet, Stéphane Protois, Claude Richard et Didier Mahu.

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Publié le 11 Juillet 2026

Au capitaine Vercken, de Rueil-Malmaison.

Léon Vercken nait le 17 avril 1888 à Paris dans le 16e arrondissement. Il est le fils de Fernand Vercken et d’Alice de Hérédia. Etudiant en droit au recrutement, en 1908, il est avocat quand débute la Première Guerre mondiale.

Léon Vercken, qui a commencé la Grande Guerre en tant que caporal (et qui va rapidement et héroïquement monter en grade), est intégré au 408e régiment d’infanterie (régiment de marche), unité constituée au printemps 1915, à Mehun-sur-Yèvre (département du Cher) avec des éléments en provenance du Berry, du Nivernais, de Bourgogne. Quelques Lorrains sont agrégés, de même qu’un fort contingent de Parisiens.

Extrait de l’historique du 408e : « Sous la ferme direction du colonel GATEL, tous les éléments fusionnèrent rapidement et, grâce au magnifique état d'esprit dont tous étaient imprégnés, ne tardèrent pas à former un beau régiment plein de promesses et avec lequel on brûlait d'envie d'aller se battre. Pendant un mois, au cours de multiples randonnées dans cette riche région, les jeunes de la classe 1915 apprirent de leurs aînés, les détails de la rude et glorieuse lutte, et bientôt, le 11 avril, venait l'ordre de départ. Le 12, le régiment embarque, reçoit son ordre de transport « gare régulatrice Creil ». Le 408e va prendre part à la défense du sol de France. L'avenir nous dira comment il sut remplir sa mission et combien le sentiment de fierté qui dominait l'émotion de tous au moment du départ était légitime. Le lendemain matin, le régiment débarque à Tricot par un soleil radieux. Une saucisse boche nous signale la proximité du front. »

En 1916, le 408e participe à la bataille de Verdun. En 1917, après avoir occupé un sous-secteur à Canny-sur-Matz (Oise), il est envoyé sur la Meuse puis en Argonne. L’année suivante, l’unité est en guerre dans le secteur de Verdun (butte de Vauquois) puis en octobre elle participe à l’offensive du 9e corps d’armée lors de l’attaque du plateau de la Croix des Soudans vers Mourmelon-le-Petit (Marne).

Mais, à la tête d’une compagnie de mitrailleuses, le capitaine Vercken est tué à l’ennemi. Son livret militaire comporte les éléments suivants : « Légion d’honneur – Croix de guerre - 4 citations : « Pendant les combats des 2 et 3 octobre 1918, lors de l'offensive de Champagne, a fait preuve comme commandant d'une compagnie de mitrailleuses, des plus belles qualités militaires, plaçant lui-même ses sections sur un terrain balayé par les balles, a contribué pour une large part, à la progression du bataillon, puis à la conservation du terrain conquis, malgré les violentes contre-attaques allemandes. A été mortellement frappé au moment ou il s'occupait de porter sa compagnie en dehors d'un village violemment bombardé ».

Il convient d’ajouter que le capitaine avait été blessé par shrapnell le 20 septembre 1914 à Neuville (Marne) et par balle le 12 septembre 1916 à Thiaumont (Meuse).

Le capitaine Vercken est enterré dans la nécropole nationale d’Orfeuil. Elle rassemble les corps de 1342 soldats français tombés lors des combats de Vouziers de 1918, dont 259 reposent dans deux ossuaires. Créée à l’issue des combats, cette nécropole a été aménagée jusqu'en 1935 pour y regrouper les corps exhumés des tombes isolées ou des cimetières militaires provisoires situés au sud de Vouziers. Parmi les combattants français, reposent les dépouilles de six soldats russes. Les familles endeuillées ont érigé, à l’intérieur de cette nécropole, un obélisque de pierre dédié aux soldats des unités engagées de 1918.

Le nom du capitaine Vercken est également indiqué sur le monument aux morts des avocats (Paris), et sur la plaque commémorative 1914-1918 de l’église Saint-Pierre Saint-Paul de Rueil-Malmaison, sa commune de résidence au début du conflit.

Léon Vercken avait 30 ans. Il laissait une veuve, Marie-Madeleine Chevalier, et quatre enfants.

 

Sources :

  • Archives de la Délégation du 92 du Souvenir Français.
  • Encyclopédie Wikipedia.
  • Historique du 408e RI.
  • Site Chtimiste sur les unités militaires de la Première Guerre mondiale.
  • Memorial GenWeb : fiche individuelle de Léon Vercken, contributions d’Elisabeth de Montmarin, Marcelle Witkowski, Claude Richard.

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Publié le 21 Juin 2026

Marie Vidalenc.

Marie Vidalenc.

A Fontenay-aux-Roses, un Ecole normale supérieure est fondée par Félix Pécaut en 1880. Il s’agit pour cet établissement de former des jeunes filles. Un siècle plus tard, l’école, devenue mixte, s’est spécialisée dans les lettres et les humanités et prend le nom d’Ecole normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud. En 2000, elle est délocalisée à Lyon et devient l’ENS Lettres et Sciences humaines.

Le 26 avril 2015, Laurent Vastel, alors maire de Fontenay-aux-Roses, inaugure une plaque sur laquelle on peut lire : « A la mémoire des élèves et anciennes élèves de l’Ecole Nationale Supérieure de Fontenay-aux-Roses, tuées pendant la Seconde Guerre mondiale ». Et figurent les noms suivants : Madeleine Camurat, Janine Cerbère, Jane Dreyfus, Elisabeth Jacob, Marie Vidalenc.

 

Le réseau Vélite-Thermopyles.

Le réseau Vélite-Thermopyles est un réseau de renseignement agissant en France occupée, dépendant du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA situé à Londres) de la France libre.

Pour mémoire, les Thermopyles sont un ancien passage de Grèce, délimité par le golfe Maliaque (au nord de la ville de Delphes). Elles sont notamment connues pour les batailles qui s’y sont déroulées, et en particulier la plus ancienne considérée comme héroïque, en 480 avant JC, durant la Seconde Guerre médique au cours de laquelle le roi Léonidas 1er de Sparte perd la vie.

Le réseau est fondé en 1941 par trois enseignants de l’Ecole normale supérieure de Paris : Pierre Piganiol et Raymond Croland, tous deux agrégés, et Albert Mercier, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud. Le réseau s’appelle d’abord Couleuvre et recrute principalement dans le milieu universitaire parisien. Se développant, il fait plus tard la jonction avec Londres et prend le nom de Vélite. Albert Mercier en devient le responsable action.

En 1944, le réseau connait de grandes difficultés : plusieurs de ses membres sont arrêtés puis déportés. Raymond Croland est lui aussi arrêté. Se refondant de nouveau, le réseau prend le nom de Thermopyles.

 

Marie Vidalenc.

Marie Vidalenc, née Delille, voit le jour le 26 décembre 1884 à Somain dans le département du Nord. Enseignante, elle a épousé le professeur Joseph Vidalenc en septembre 1910. En 1941, après avoir enseigner dans différentes écoles en province et une mission au Maroc, les époux Vidalenc achètent une maison à Fontenay-aux-Roses.

Le site du Souvenir Français de Fontenay-aux-Roses, présidé par notre camarade Daniel Pasquali, indique ceci : « Ils comptaient prendre leur retraite, non loin de l’Ecole normale supérieure. Mais les événements ne leur permettent pas de s‘installer définitivement. Georges Vidalenc entre dans la résistance en 1942. Arrêté l’année suivante, il est interné à la prison de Fresnes puis déporté au camp de concentration d’Oranienburg-Sachsenhausen. Quant à Marie, elle rejoint le réseau Vélite ».

Site du SF de Fontenay : « Alors qu’elle effectue une mission de liaison, Marie Vidalenc est arrêtée le 24 juillet 1944 au square du Bon Marché dans le 7e arrondissement de Paris. Emprisonnée à Fresnes, elle est déportée en Allemagne le 15 août 1944 dans le dernier convoi au départ de la gare de Pantin. Au camp de Ravensbrück, où le matricule 57709 lui est attribué, elle est affectée au Kommando de Torgau (usine de munitions et d’explosifs). Elle y décède en mars 1945 ».

Le sous-lieutenant Marie Vidalenc était titulaire de la médaille de la Résistance.

 

Sources :

  • Ville de Fontenay-aux-Roses.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Memorial GenWeb avec les relevés de Claude Richard, Jean-Claude Vachet et Nadia Baschon.

Site du Souvenir Français de Fontenay-aux-Roses : https://le-souvenir-francais-fontenay-aux-roses.fr/

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Publié le 9 Juin 2026

Géolocalisation des tombes du carré militaire du Plessis-Robinson.

Géolocalisation des tombes du carré militaire du Plessis-Robinson.

Cette année encore le Souvenir Français des Hauts-de-Seine a connu un mois de mai ponctué de beaux moments de solennité, de partage et d’incitations à toujours honorer de grands rendez-vous.

Ce fut particulièrement le cas lors de la cérémonie du 8 mai au Plessis-Robinson lorsque la géolocalisation du carré militaire contribua à donner un relief particulier à cette commémoration. En effet, la foule rassemblée en fin de parcours mémoriel au cimetière de la ville découvrit avec un grand intérêt l’aboutissement d’un remarquable travail de recherches mené par le comité local du Souvenir Français et la cellule « patrimoine » du siège de notre association. Le soleil ardent de ce début de mai sublimait la mémoire des Morts pour la France reposant dans ce carré militaire rénové et désormais géolocalisé.

Peu de temps avant, le 5 mai, le délégué général rencontrait deux classes de Clamart en visite au Mont-Valérien. Ce fut l’occasion de signer avec la directrice devant le monument majestueux dédié à la France combattante et 60 élèves attentifs et recueillis le premier avenant à la convention de dépôt d’un drapeau associatif confié à ces futurs citoyens responsables.

Le 12 mai, lors d’une cérémonie devenue traditionnelle, au siège de l’entreprise Enedis à la Défense, un hommage était rendu aux Morts pour la France d’EDF, en présence de la présidente du directoire, de nombreux salariés, de deux porte-drapeaux du Souvenir Français et du général commandant la garde nationale.

Enfin, le 28 mai, lors du Memorial Day, nous étions présents, tant au mémorial de l’escadrille Lafayette qu’au cimetière américain de Suresnes.

 

Claude GUY,

Délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine.

Un mois de mai aux temps forts renouvelés.
Un mois de mai aux temps forts renouvelés.
Un mois de mai aux temps forts renouvelés.
Un mois de mai aux temps forts renouvelés.
Un mois de mai aux temps forts renouvelés.

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Publié le 17 Mai 2026

Au capitaine Donnadieu, de Neuilly, mort pour la France en Indochine.

Jacques Donnadieu nait le 1er janvier 1923 à Landau en Allemagne. Son parcours de lycéen l’amène à entrer au Prytanée militaire de La Flèche (Sarthe) pour ensuite intégrer l’Ecole militaire spéciale interarmes de Saint-Cyr. Il est de la promotion « Veille au Drapeau » de 1943. Rappelons que depuis 1940, les écoles de Saint-Cyr et Saint-Maixent sont transférées à Aix-en-Provence en zone libre. En novembre 1942, après l’occupation de la zone libre, les deux écoles sont dissoutes par les Allemands. Certains élèves réussissent à quitter la France en passant par l’Espagne et se réfugient en Algérie française (Ecole militaire de Cherchell) ou rejoignent l’Angleterre et le général de Gaulle (qui a créé l’Ecole militaire des cadets de la France libre).

A Cherchell, l’école devient Ecole militaire interarmes (EMIA) et se charge de former tous les officiers de l’armée de Terre, aussi bien ceux issus du recrutement direct (Saint-Cyr) que ceux du recrutement interne (Saint-Maixent).

Quant à Jacques Donnadieu, il s’illustre au cours de la Seconde Guerre mondiale et reçoit la croix de guerre.

Après la fin du conflit, il devient élève de l’Ecole d’Application de l’Infanterie (1946). Il demande la Légion étrangère et est nommé au 2e régiment étranger d’infanterie. Il fait plusieurs séjours en Indochine.

Il meurt des suites de ses blessures reçues à Diên-Biên-Phù le 5 avril 1954. Il avait 31 ans. Il était également titulaire de la croix de guerre des TOE avec palme et avait le grade de chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur.

Son nom est inscrit sur les monuments suivants : monument aux morts de la Légion étrangère à Puyloubier (Bouches-du-Rhône) ; plaque commémorative de l’ancienne Ecole militaire d’Infanterie de Montpellier ; plaque commémorative du collège de Lestelle-Bétharram (Pyrénées Atlantiques) ; plaque commémorative du Prytanée militaire de La Flèche (Sarthe) ; mur du souvenir des guerres en Indochine à Fréjus (Var) ; plaque la mairie de Neuilly-sur-Seine.

 

Sources :

  • Site MemGen Web – Fiche de Paul Metz.
  • Contributions d’Olivier Schlienger, Arnaud Dubreil, Claude richard, Frédéric Dumait.
  • Archives du Souvenir Français – Délégation des Hauts-de-Seine.
  • Michel Bodin, Dictionnaire de la guerre d’Indochine, Economica.

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Publié le 8 Mai 2026

Ils disent oui au Souvenir Français.

Ils ont choisi le Souvenir Français pour porter la mémoire de celles et ceux déclarés « Morts pour la France ».

Ils sont volontaires pour donner une seconde vie aux drapeaux d’associations dissoutes et les faire claquer au vent des commémorations importantes notamment le 8 mai et le 11 novembre.

Alors que certains adultes se sentent eux-mêmes en activant cabale, chicane et querelle, ces jeunes scolaires ont déjà compris que la concorde est un printemps pour toutes les bonnes volontés.

Ils sont attentifs, respectueux, dévoués et comprennent les valeurs que nous portons pour la sauvegarde du patrimoine de pierre ou dans l’hommage rendu à celles et ceux dont la vie a basculé pour que nous soyons libres.

J’ai eu récemment le plaisir de renouveler deux conventions de dépôt de drapeaux avec deux établissements scolaires des Hauts de Seine, le collège Landowski à Boulogne-Billancourt et le Moulin de Pierre de Clamart venu au Mont Valérien.

Après avoir exposé les raisons de l’instant qui allait suivre aux 60 élèves présents, la signature en présence des professeurs fut immortalisée devant le mémorial de la France combattante.

Quelques jours auparavant, c’est avec les cadets de la gendarmerie que je déposai une gerbe au nom du Souvenir Français à l’Arc de Triomphe, sur la tombe du soldat inconnu.

Honneur à ces jeunes qui sont déjà des porteurs et des acteurs de Mémoire.

 

Claude GUY, délégué général du Souvenir Français pour les Hauts-de-Seine

Ils disent oui au Souvenir Français.
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Ils disent oui au Souvenir Français.
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Publié le 24 Avril 2026

A la mémoire d’Antoine Le Maoult de Levallois.

Antoine Le Maoult nait le 21 janvier 1929 à Plélauff dans les Côtes-d’Armor. Il est le fils de Jean Le Maoult et de Marie-Joséphine Le Page.

Ils habitent au 1 de la rue Pasquier à Levallois-Perret. A l’âge de 20 ans, Antoine décide, en bon Breton, de s’engager dans la Marine nationale quand Antoine, avec le matricule 690-B-49. Il est incorporé au centre de formation maritime de Pont-Réan en Ille-et-Vilaine puis est affecté au 3e bataillon de la demi-brigade de fusiliers marins. Il se marie, a un enfant et effectue un séjour en Indochine.

La demi-brigade de fusiliers marins a été constituée pour participer au maintien de l'ordre en Algérie. Elle se trouve implantée depuis 1956 dans la région de Nemours, le long de la frontière algéro-marocaine. Elle est commandée à l'origine par le contre-amiral Ponchardier, puis par le Capitaine de vaisseau Vivier. C’est donc là que le quartier-maître de 2e classe canonnier Antoine Le Maoult est envoyé.

Mais, le 29 août 1956, il est tué à l’ennemi sur cette commune de Nemours (département de Tlemcen).

La Marine nationale le cité à l’ordre de l'armée : « Quartier maître canonnier, chef de pièces dans sa section, a fait preuve d’un courage et d’un sang-froid remarquables lors de l’opération du 29/08/1956 dans la région de Nedroma. Remplaçant son tireur au fusil mitrailleur, a été mortellement blessé alors qu’il montait à l’assaut d’un piton particulièrement bien défendu par des hors la loi. »

Antoine Le Maoult avait reçu la Médaille militaire, la croix de la Valeur militaire avec palme et la Médaille coloniale Extrême-Orient. Son nom est inscrit sur les monuments suivants : mémorial départemental AFN de Nanterre, monument commémoratif de la demi-brigade de fusiliers marins de Lorient, plaque commémorative Indochine et Algérie à Levallois-Perret et mémorial AFN de Plénée-Jugon.

 

Sources :

  • http://www.memorialgenweb.org : contributions de Marc-Bernard Castel, Bernard Butet et Stéphane Protois.
  • Archives du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.
  • Encyclopédie Wikipédia.
  • Site Chemins de mémoire du ministère des Armées.
  • Site « Images Défense » de l’ECPAD du ministère des Armées.

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Publié le 5 Avril 2026

A Claude Bit de Vaucresson.

Le Teil, aussi appelé Le Teil d’Ardèche, est une commune française située dans le département de l’Ardèche, dans l’ancienne région historique du Vivarais. Carrefour ferroviaire placé entre Lyon et Nîmes, cette commune a été le témoin de la bataille de Montélimar, qui a opposé, du 21 au 28 août 1944, les forces allemandes de la 19e armée de général Wiese aux hommes du général américain Butler, débarqués une semaine plus tôt en Provence. Les Américains étant alors appuyés par les Forces françaises de l’intérieur. D’ailleurs, Le Teil possède un musée de la Résistance et de la Déportation.

Une année plus tard, le 21 août 1945, une formation en vol de cinq bimoteurs B26 Marauders de l’armée de l’Air – le groupe Gascogne – qui participe au pont aérien humanitaire mis en place pour les rapatriements entre la France et l’Afrique du Nord, survole la vallée du Rhône à une altitude de 3000 mètres. Le Martin B-26 Marauder est un bombardier moyen bimoteur américain conçue et développé à partir de 1939 par la Glenn L. Martin Company. Mis en service en 1941, il est utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale sur le théâtre européen et dans la guerre du Pacifique.

Parti de la base aérienne de Lyon-Bron, le B26 Maraudeurs n°32, piloté par le capitaine Saiget, connait des ennuis mécaniques au moment du survol du massif du Coiron, au sud de Privas (Ardèche). Perdant rapidement de l’altitude, l’appareil s’écrase au sol en explosant, en bordure de la localité de Mélas, à proximité du Teil.

Outre le capitaine Saiget, l’équipage se compose du sergent Richard, co-pilote, du lieutenant Bit, navigateur, du sergent Eymery, radio et du sergent-chef Martinet, mécanicien. Les cinq membres de l’équipage et leurs quinze passagers, des militaires en cours de rapatriement, périssent carbonisés. Un monument commémoratif édifié dans le cimetière du Teil recueille leurs dépouilles.

Le lieutenant Claude Bit était né le 13 juin 1921 à Vaucresson dans les Hauts-de-Seine. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de cette ville, de même que la stèle du cimetière du Teil.

 

Sources :

  • Archives de la Délégation du Souvenir Français des Hauts-de-Seine.
  • Site Mémorial GenWeb.
  • Contributions de Raymond Sénèque.
  • Encyclopédies Larousse et Wikipédia.
  • Site Aérostèle – Lieux de mémoires aéronautiques.

 

A Claude Bit de Vaucresson.

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